Les femmes souhaitent la valorisation des travaux domestiques

L'une des femmes qui souhaite la valorisation des travaux domistiques. Photo: thebridge.rw

Les femmes du secteur Mwulire dans le district de Rwamagana à l’Est du Rwanda s’indignent contre l’attitude de certains hommes qui accordent très peu d’importance aux durs travaux domestiques.

Mukanyandwi Germaine réside dans la cellule Bushenyi dans le secteur Mwulire à Rwamagana. Elle fustige le comportement de certains hommes qui estiment que les travaux domestiques dont elles s’occupent quotidiennement sont très faciles à faire et par conséquent ne méritent aucune considération.

« Au lever du jour, la femme va au champ. Au retour elle vaque à d’autres travaux de ménages comme faire la cuisine, faire le nettoyage de la maison, s’occuper des animaux domestiques et prendre soin des enfants. En fin de compte vers la fin de la journée on se sent épuisée alors que la plupart des hommes considèrent que la femme restée a la maison ne fait rien »  a déclaré Mukanyandwi Germaine.

Ce témoignage de madame Germaine est corroboré par ces propos de Maniraguha Jean Baptiste du village Kabahima du même secteur. S’entretenant avec The Briedge il a déclaré : « moi je suis aide maçon. Par jour je gagne entre 2500frw et 3000frw. Ma femme reste à la maison et ne fait que s’occuper des enfants, des travaux de propreté, bref des occupations qui ne génèrent aucun intérêt en termes d’argent raison pour la quelle elle me demande quotidiennement de l’argent pour couvrir les besoins de la maison. »

Les témoignages des femmes sur la marginalisation de leurs travaux domestiques sont nombreux, elles souhaitent toutes un changement. Elles estiment que tant que les travaux domestiques ne seront pas valorisés par leurs époux, la femme ne jouira pas non plus de tous ses droits au même titre que l’homme.

La coordinatrice du conseil national des femmes dans le district de Rwamagana Musanabera Christine a déclaré à The Briedge que ce conseil intensifie la campagne de sensibilisation en vue de mettre fin à cette situation.

« L’homme qui rentre du travail et trouve tout en ordre, devrait comprendre que cette situation n’est pas le fait du hasard mais plutôt qu’il a quelqu’ un qui s’est engagé pour le faire. Ce sont des travaux durs et exigeants quoi qu’on ne le remarque pas tout en passant. Nous sommes tout de même confiant que certains hommes qui sont conscients du problème nous aideront à œuvrer pour le changement de mentalités auprès de leurs collègues qui trainent encore du pied »  a laissé entendre madame Christine MUSANABERA.

Sangiza abandi iyi nkuru

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