L’Ambassade de France au Rwanda commémore l’armistice de 1918 à Kigali

Les forces morales, qui ont permis de vaincre en 1918, dépassent les frontières et s’appliquent à l’ensemble des pays du monde. (Photo le Canapé).

A l’occasion de la journée nationale de la commémoration de la Victoire et de la paix, le 11 novembre, jour de l’anniversaire de l’Armistice de 1918 et d’hommage à tous les morts pour la France, des cérémonies se déroulent sur l’ensemble du territoire français et partout où se trouvent des militaires français.

La France commémore chaque 11 novembre la victoire des armées françaises en 1918. Victoire militaire, mais « suicide européen », la première guerre mondiale entraîna une véritable hécatombe, dont la France mit des années à se remettre, avec ses 1 400 000 morts et 4 millions de blessés et mutilés. Mais le traumatisme fut mondial, avec près de 10 000 000 de soldats tués, et presque autant de victimes civiles, 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins.

Ces commémorations permettent de célébrer les héros français et d’honorer ceux qui ont donné leur vie pour votre pays. Elles permettent de cultiver leur souvenir avec fidélité, en y associant l’ensemble des morts pour la France.

L’efficacité des armées françaises repose sur le sens de la discipline, du collectif et sur la qualité des hommes qui y servent. Environ 30 000 militaires sont actuellement déployés dans une posture opérationnelle, en France comme à l’étranger.

Muhatsi Ignace, agé de 74 ans se dit très fier d’avoir passé 15 ans au service de l’armée française. (Photo le Canapé).

Les forces morales, qui ont permis de vaincre en 1918, dépassent les frontières et s’appliquent à l’ensemble des pays du monde, y compris au Rwanda, qui a su faire preuve d’une résilience exceptionnelle depuis 1994 pour se reconstruire.

L’ambassadeur de France au Rwanda, Antoine Anfré. (Photo le Canapé)

Lors de la commémoration, l’ambassadeur de France au Rwanda, Antoine Anfré,  a prononcé le message de Monsieur Sébastien Lecornu, ministre des Armées et de Madame Patricia Mirallès, secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire.

Le Message

La nouvelle de la Victoire se répand à la volée dans tout le pays, de clocher en clocher. L’écho du clairon vient d’annoncer la fin d’un conflit qui a éprouvé le monde et décimé les Hommes. La fureur du canon s’est enfin tue, couverte par un immense éclat de joie.

11 novembre 1918, il est 11 heures : c’est l’Armistice.

Pour des millions de soldats venus du monde entier, c’est la fin de quatre terribles années de combat. Le soulagement est immense.

La guerre est finie, mais pour les survivants commence un funeste décompte, celui d’un million quatre cent mille soldats français tombés au champ d’honneur, de quatre millions de nos militaires blessés ou mutilés, ces braves aux « gueules cassées » qui plongent la Nation entière dans l’effroi et l’émotion.

Le traumatisme est mondial. En tout, ce sont près de 10 millions de soldats qui ont été tués, 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins. Les morts sont presque aussi nombreux parmi les civils.

Ceux qui sont revenus des combats racontent la puanteur des tranchées et le fracas des obus. Ils expliquent la peur avant les charges, le courage qu’il faut pour sortir des abris et donner l’assaut aux lignes ennemies sous la mitraille. Ils disent l’horreur du spectacle de leurs frères d’armes qui tombent à leurs côtés.

Souvenons-nous de leur bravoure et de leur sacrifice. Commémorons ces soldats dont les noms doivent rester gravés dans nos mémoires comme ils le sont sur nos monuments aux morts, dans les villes et les villages de France, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer.

Souvenons-nous des soldats venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie, de ces soldats alliés venus verser leur sang pour la France, et défendre avec nous la liberté sur une terre qu’ils ne connaissaient pourtant pas.

Le sacrifice de nos Poilus nous oblige, il nous rappelle que la Paix a un prix, et que nous devons être désormais unis avec ceux qui étaient hier nos adversaires, car “ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir” , écrivait Anatole France.

Ce souvenir, ce sont les jeunes générations qui doivent désormais s’en emparer, pour venir raviver la flamme de la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, pour notre liberté. C’est la reconnaissance que la Nation doit à ses combattants, à ceux qui sont tombés et à ceux qui ont survécus.

Aux combattants d’hier et à ceux d’aujourd’hui, comme à leurs familles et ayants droit, la Nation doit continuer d’assurer réparation, reconnaissance et droit, comme l’a voulu le Président de la République.

Cette année encore, un soldat est tombé sous les balles d’un groupe armé terroriste au Mali : le brigadier-chef Alexandre Martin. Honorons son sacrifice et celui de tous les soldats qui ont versé leur sang pour la France.

Le monde était convaincu en 1918 que la Première guerre mondiale devait être la « Der des der », la dernière des dernières. Nous savons ce qu’il advint de cet espoir et aujourd’hui, en ce 11 novembre 2022, alors que la guerre est de retour sur notre continent, n’oublions pas le combat des Poilus pour la Paix et le sacrifice de nos soldats morts pour la France.

Vive la République!

Et Vive la France!

Sangiza abandi iyi nkuru

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